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Les ressources humaines, acteur indispensable de la responsabilité des entreprises

Pour une entreprise, faire des profits, c’est bien. Les faire en tenant compte des moyens pour y parvenir et en respectant quelques règles éthiques, c’est mieux. Dans ce domaine, les ressources humaines ont un rôle essentiel à jouer.

Placer l’être humain au centre des préoccupations globales de l’entreprise. Considérer que générer des profits sans prendre en compte des objectifs de durabilité mène à une impasse… Le contrat social et la responsabilité sociale des entreprises, tel est le thème d’un afterwork organisé le 5 novembre par HR Vaud à Lausanne avec comme intervenante Mary Mayenfisch, spécialiste des questions de droits humains et d’éducation dans les affaires. Un bon moyen de s’informer sur ces questions avant la votation du 29 novembre prochain sur l’initiative sur les multinationales responsables, qui, depuis le début de la crise sanitaire, paraît avoir le vent en poupe auprès des électeurs.

Le constat est simple: aujourd’hui, impossible pour un dirigeant de piloter sa boîte en ayant pour seul objectif le profit, qu’il soit patron de multinationale ou de PME. Depuis quelques années, la notion de RSE, pour responsabilité sociale des entreprises, est devenue incontournable. Pour la Commission européenne, ce concept se définit par «l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes.»

Concrètement, une entreprise, quelle que soit sa taille, se doit d’introduire les questions sociales, environnementales et économiques dans sa gestion pour réduire son impact sur la société. Pour, pour utiliser un terme dans l’air du temps, s’afficher comme durable. Pour les employés, pour ses partenaires, mais aussi pour ses clients en assurant, par exemple, le recours à des techniques de travail propres, en misant sur la diversité et l’égalité, en favorisant l’emploi local… Et bien d’autres aspects encore qui l’intègrent dans un cercle vertueux. Et pas seulement pour des questions d’image. Christophe Reymond, directeur du Centre Patronal, de préciser: «De cette volonté d’amélioration constante – et de la faire connaître – dépend la réputation des entreprises, mais aussi celle de l’économie privée en général. Elle constitue en outre un argument à opposer à tous ceux qui ne cessent d’en appeler à l’interventionnisme dans la vie économique.»

Dans ce domaine, les ressources humaines jouent bien évidemment un rôle prépondérant dans le recrutement, la rémunération et la prévention des risques. Et la préoccupation d’intégrer une société soucieuse de son empreinte, comme les efforts consentis pour y parvenir, peuvent constituer un véritable plus pour le personnel.

Malheureusement, si la Suisse est reconnue à l’international pour la compétitivité de son économie, son sens de l’innovation et la qualité de sa formation, c’est encore un peu compliqué côté RSE. À cause, notamment, de lacunes au niveau de l’égalité et de son niveau de consommation de ressources peu durables. Une situation qui la place mal dans le classement de l’ONU sur la mise en œuvre des dix-sept objectifs de développement durable (ODD), même si des progrès se font sentir. Et qu’une nouvelle génération d’entrepreneurs, biberonnés à ce type de valeurs, intègrent désormais la RSE par conviction personnelle plus que par stratégie marketing.


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